Contre les sarcomes et les tumeurs cérébrales, Imagine for Margo et Fight Kids Cancer financeront 6 programmes de recherche en 2026

Fight Kids Cancer

Chaque année en France, environ 2 500 enfants apprennent qu’ils ont un cancer. Chaque année, près de 500 d’entre eux n’y survivent pas. Et pourtant, la recherche manque grandement de financement. C’est sur ce constat, difficile à entendre mais impossible à ignorer, que repose l’existence de Fight Kids Cancer.

Qu’est-ce que Fight Kids Cancer ?

Fight Kids Cancer (FKC) est un programme européen de financement de la recherche sur les cancers pédiatriques. Né d’un partenariat entre des associations de parents d’enfants malades issus de sept pays européens — dont Imagine for Margo pour la France —, il réunit aujourd’hui une communauté engagée à l’échelle du continent.

Son fonctionnement repose sur un principe simple mais ambitieux : mutualiser les forces, les moyens et les expertises pour financer des essais cliniques et des projets de recherche translationnelle qui, sans ce soutien, n’auraient jamais vu le jour. Chaque appel à projets fait l’objet d’une sélection scientifique rigoureuse. Seuls les programmes les plus solides, les plus innovants et ceux qui répondent aux besoins médicaux les plus urgents sont retenus.

Pour ce 7e appel à projets, six programmes ont été sélectionnés — cinq d’entre eux s’attaquent aux sarcomes pédiatriques, ces cancers rares des os et des tissus mous qui touchent majoritairement les enfants, adolescents et jeunes adultes. Le sixième cible les gliomes cérébraux de haut grade. Des pathologies qui ont en commun des taux de survie dramatiquement bas, particulièrement en cas de rechute ou de forme métastatique, et un manque criant de thérapies adaptées.

Les 6 projets financés par Imagine for Margo et Fight Kids Cancer — Call 7

THEODORA-B — Un vaccin contre le sarcome d’Ewing

Le sarcome d’Ewing est un cancer rare et agressif des os, qui touche principalement les enfants, adolescents et jeunes adultes. Environ 600 cas sont diagnostiqués chaque année en Europe. Lorsque la maladie a métastasé, à peine 30 % des patients survivent cinq ans. En cas de rechute, moins de 10 % passent le cap des deux ans.

THEODORA-B est un essai clinique de phase I-II mené dans sept pays européens, coordonné par l’Institut Curie (France). Il teste un vaccin anticancéreux conçu spécifiquement pour le sarcome d’Ewing. L’idée : apprendre au système immunitaire du patient à reconnaître et attaquer les cellules tumorales, sans toucher aux tissus sains. Parce que le vaccin cible des protéines présentes uniquement sur les cellules du sarcome d’Ewing, il vise une action précise là où les traitements actuels frappent trop large.

L’essai accueillera jusqu’à 45 patients âgés de 12 ans et plus, en rechute ou à haut risque de rechute. Si les résultats sont concluants, un essai de phase III international pourrait suivre. Et si cette approche vaccinale fonctionne, elle pourrait, à terme, être adaptée à d’autres sarcomes pédiatriques.

OCTOPUS — Une plateforme d’essais cliniques pour des cancers ultra-rares

Les sarcomes des tissus mous non-rhabdomyosarcomateux (NRSTS) regroupent plus de 50 types de cancers rares chez l’enfant et le jeune adulte. Les formes les plus agressives affichent des taux de survie à cinq ans inférieurs à 20 %. Le problème principal : ces cancers sont si rares qu’il est impossible de recruter suffisamment de patients pour des essais cliniques classiques.

OCTOPUS, coordonné par le Princess Máxima Center (Pays-Bas), répond à ce problème avec une structure radicalement différente. Là où un essai traditionnel ressemble à un stand éphémère, la plateforme OCTOPUS fonctionne comme un grand magasin permanent : l’infrastructure reste en place, et différents médicaments y entrent et sortent au fil du temps. Plusieurs molécules peuvent être testées simultanément sur différents sous-types de sarcome, et les protocoles s’adaptent en cours de route selon les résultats.

Deux premiers sous-essais démarrent : WORTH, qui teste trabectédine + irinotécan dans le DSRCT nouvellement diagnostiqué, et SMARTY, qui évalue l’ajout de gemcitabine au traitement standard dans l’eMRT. Chaque donnée recueillie alimente la recherche et accélère le chemin vers de meilleures thérapies.

SPARC — Personnaliser le traitement en 7 jours

Les sarcomes des tissus mous pédiatriques en rechute ou réfractaires sont parmi les cancers les plus difficiles à traiter. Lorsque la maladie s’est généralisée, les chances de survie tombent en dessous de 10 %. La démarche actuelle : essayer un traitement, observer s’il fonctionne, en changer s’il échoue. Un processus épuisant pour l’enfant, dont chaque tentative expose à des effets secondaires sévères pour moins de 20 % de chances de réponse.

SPARC, conduit par l’Université de Gand (Belgique), applique l’oncologie de précision fonctionnelle. À partir d’un échantillon de tumeur prélevé au moment de la rechute, une analyse en laboratoire identifie en 7 jours quelles combinaisons médicamenteuses ont le plus de chances de fonctionner contre cette tumeur précise, chez ce patient. L’étude explore aussi des médicaments qui n’ont jamais été utilisés dans ce type de sarcome, en les combinant de manière ciblée.

Si le programme réussit, son modèle pourrait devenir une référence pour d’autres essais dans des cancers pédiatriques rares.

RILVEGLIO — Réveiller le système immunitaire contre les gliomes de haut grade

Les gliomes pédiatriques de haut grade sont des tumeurs cérébrales agressives. Malgré la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie, la grande majorité des enfants atteints ne survivent pas deux ans. L’immunothérapie a transformé le traitement de certains cancers du sang — mais elle peine encore à franchir la barrière des tumeurs cérébrales de l’enfant.

Il y a deux ans, nous avions financé ELICIT, premier jalon de cette ambition : créer la première plateforme européenne d’immunothérapies dédiée aux tumeurs cérébrales pédiatriques. Cette infrastructure est désormais en place. RILVEGLIO est l’essai clinique qui en découle directement — l’étape suivante, celle où la recherche rencontre enfin les patients.

L’essai, piloté par l’Institut Gustave Roussy (France), combine deux médicaments : le rilvegostomig, un anticorps bispécifique qui bloque simultanément deux protéines « bouclier » que les cellules tumorales utilisent pour se camoufler face au système immunitaire, et le séluméténib, qui coupe un signal activé très tôt dans le développement du cancer.

Entre 40 et 50 jeunes patients, de 6 mois à 30 ans, participeront à cet essai. L’objectif est d’allonger la survie d’au moins six mois par rapport aux données historiques, et d’ouvrir une voie vers un nouveau standard de traitement.

MAX-SyS — Décrypter la biologie du sarcome synovial

Le sarcome synovial est un cancer rare — environ 1 000 nouveaux cas par an en Europe — qui touche principalement des enfants, adolescents et jeunes adultes. En cas de rechute, seulement 40 % des patients survivent cinq ans. En cas de maladie métastatique, la survie médiane est de 22 mois. Les adolescents et jeunes adultes ont un pronostic significativement plus sombre que les enfants plus jeunes, pour des raisons encore mal comprises.

MAX-SyS, coordonné par le Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon, travaille sur trois fronts : tester rapidement les médicaments sur des mini-tumeurs cultivées en laboratoire (résultat en 15 jours), identifier des marqueurs biologiques pour distinguer les patients à risque élevé de rechute, et comprendre pourquoi certaines cellules cancéreuses entrent en dormance et provoquent une rechute tardive.

PerFoRM for Kids — Un piège métabolique contre l’ostéosarcome

L’ostéosarcome est le cancer des os le plus fréquent chez l’enfant et l’adolescent — plus de 1 000 nouveaux cas par an en Europe. Localisé, il affiche un taux de survie à cinq ans de 70 à 80 %. Mais si le cancer a déjà métastasé au diagnostic, ce chiffre tombe à environ 45 %. Chez le tiers des patients qui rechutent ou résistent aux traitements standard, il descend en dessous de 30 %.

PerFoRM for Kids, conduit par l’Hôpital universitaire pour enfants de Zurich, explore une nouvelle molécule, le TH9619, qui fonctionne comme un piège métabolique : il exploite la façon dont les cellules tumorales fabriquent leurs propres briques pour les détruire de l’intérieur, tout en épargnant les tissus sains. Un biomarqueur, SHMT1, permettra d’identifier quels patients répondront le mieux à cette thérapie.

L’objectif en quatre ans : passer de la preuve de concept préclinique à la préparation d’un essai clinique de phase I/II.

La Course Enfants sans Cancer du 27 septembre : courir pour financer la recherche

Ces six projets ont besoin de ressources pour avancer. Des centaines de chercheurs, des dizaines de centres hospitaliers à travers l’Europe, et surtout des milliers d’enfants malades attendent que la science progresse.

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Contre les sarcomes et les tumeurs cérébrales, Imagine for Margo et Fight Kids Cancer financeront 6 programmes de recherche

Le 27 septembre 2026, la Course Enfants sans Cancer se donne rendez-vous à Saint-Cloud, pour une journée de sport et de solidarité. Marcheurs, coureurs, familles, collègues, sportifs du dimanche ou habitués des compétitions : tous courent pour la même cause.

Chaque dossard, chaque kilomètre parcouru, chaque don collecté va directement financer des programmes comme THEODORA-B, OCTOPUS, SPARC, RILVEGLIO, MAX-SyS ou PerFoRM for Kids. Des projets qui n’ont pas d’autre source de financement que votre mobilisation.

Vous voulez que les enfants atteints de cancer aient accès à de meilleures chances de survie, à des traitements moins toxiques, à une science qui les regarde vraiment ? Inscrivez-vous à la course.

➡  S’inscrire à la Course Enfants sans Cancer — 27 septembre, Saint-Cloud

 

FAQ — Fight Kids Cancer et la recherche sur les cancers pédiatriques

Qu’est-ce que Fight Kids Cancer ?

Fight Kids Cancer est un programme européen de financement de la recherche médicale sur les cancers pédiatriques. Il rassemble des associations de parents de sept pays européens, dont Imagine for Margo pour la France. Ensemble, ils financent des projets cliniques et de recherche sélectionnés par des experts scientifiques indépendants.

Pourquoi les cancers pédiatriques manquent-ils de financements ?

Moins de 3 % des financements mondiaux de la recherche contre le cancer sont consacrés aux cancers de l’enfant. La raison principale est économique : les maladies rares touchent peu de patients, ce qui les rend peu attractives pour l’industrie pharmaceutique. Des associations comme Fight Kids Cancer ou Imagine for Margo existent précisément pour combler ce vide.

Quels types de cancers sont ciblés par les projets du Call 7 ?

Cinq des six projets du 7e appel à projets s’attaquent aux sarcomes pédiatriques : sarcome d’Ewing, sarcomes des tissus mous, sarcome synovial et ostéosarcome. Le sixième cible les gliomes pédiatriques de haut grade. Des cancers rares et agressifs dont les options thérapeutiques actuelles restent insuffisantes.

Comment sont sélectionnés les projets financés par Fight Kids Cancer ?

Chaque appel à projets donne lieu à une évaluation scientifique rigoureuse par un comité d’experts indépendants. Les critères portent sur la qualité scientifique, l’innovation thérapeutique, la faisabilité et le niveau de besoin médical non satisfait.

Qu’est-ce que la Course Enfants sans Cancer ?

La Course Enfants sans Cancer est un événement sportif et solidaire organisé par Imagine for Margo. Elle permet à toutes et tous — coureurs, marcheurs, familles — de soutenir concrètement la recherche contre les cancers pédiatriques. Les fonds récoltés financent directement des projets de recherche sélectionnés dans le cadre de Fight Kids Cancer.

Quand et où a lieu la prochaine Course Enfants sans Cancer ?

La prochaine édition se tient le 27 septembre 2026 à Saint-Cloud. Les inscriptions sont ouvertes.

Comment puis-je soutenir Fight Kids Cancer si je ne cours pas ?

Vous pouvez faire un don directement à Imagine for Margo, qui reverse une partie de ses fonds à Fight Kids Cancer. Vous pouvez également rejoindre l’équipe d’un participant inscrit à la Course Enfants sans Cancer, ou mobiliser votre entreprise dans le cadre d’un partenariat solidaire.

Quels résultats les projets de Fight Kids Cancer ont-ils déjà produits ?

Depuis sa création, Fight Kids Cancer a financé plusieurs essais cliniques et programmes de recherche européens. RILVEGLIO, par exemple, prolonge les travaux du projet ELICIT financé lors du Call 5 — signe que les investissements en recherche produisent des résultats qui s’enchaînent et se renforcent.