Programme IMAGINE sur les ostéosarcomes

RECHERCHEPROGRAMME SUR LES OSTÉOSARCOMES

Implementing MAgnetic targeting of nano-Guided ImmuNE cells 

Cet essai est cofinancé par la course Enfants sans Cancer 2020 et a été sélectionné suite à l’appel à projets Fight Kids Cancer que nous avons lancé en janvier 2020. En savoir plus

L’ostéosarcome est l’une des tumeurs pédiatriques les plus difficiles en oncologie. Il s’agit du cancer des os le plus fréquent chez les enfants avec une évolution clinique agressive représentant 10 à 14% de tous les cancers de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte. Au cours des 30 dernières années, il n’y a eu aucune amélioration du traitement et de la survie avec un taux de 20% sur 5 ans chez les enfants qui développent des métastases.

L’immunothérapie est un traitement qui tente de renforcer la capacité naturelle du système immunitaire à combattre le cancer. Également décrites comme des «drogues vivantes», les cellules effectrices immunitaires sont isolées et manipulées génétiquement pour exprimer un récepteur spécifique contre les cellules tumorales, appelé récepteur d’antigène chimérique. Ces récepteurs permettent aux cellules effectrices de reconnaître des protéines spécifiques à la surface de la tumeur et de les détruire. Ces thérapies ont donné des résultats étonnants chez les patients atteints de cancer du sang, enfants et adultes, sans autre option de traitement. Cependant, ce succès n’a pas été reproduit chez les patients atteints de tumeurs solides. Cela est principalement dû à la barrière posée par le microenvironnement hostile entourant la tumeur qui empêche la migration des cellules effectrices, diminuant ainsi leur fonction anti-tumorale.

Dans IMAGINE, nous voulons surmonter cette barrière dans l’ostéosarcome pédiatrique en utilisant une approche innovante, peu coûteuse, non invasive et facile à mettre en œuvre, par laquelle les cellules effectrices sont chargées de nanoparticules magnétiques qui peuvent être guidées vers la tumeur à travers un champ magnétique et améliorer leur efficacité thérapeutique. Cette approche non seulement augmentera la concentration de cellules effectrices sur le site de la tumeur, mais minimisera les toxicités sur les tissus sains, ce qui est l’une des principales préoccupations des thérapies cytotoxiques actuelles. Notre objectif ultime est de traduire nos résultats en essai clinique de phase I, une augmentation des taux de survie et de la qualité de vie de ces groupes défavorisés de patients.

Investigateur principal : Cristina Ferreras, chercheuse à l’Hôpital Universitaire de La Paz ; Madrid (Espagne)
Pays concernés : Espagne, France, Norvège